4 août 2012 : Charles-Louis Philippe, de Cérilly au Sébasto.

138è anniversaire de la naissance de Charles-Louis Philippe.

Je n’ai jamais oublié ma découverte, à l’âge du lycée, de Bubu de Montparnasse, le merveilleux livre de Charles-Louis Philippe sur l’univers des souteneurs, des michetons et des trotteuses du "Sebasto" (ah, la fameuse première page et le mystère de ses "arcs voltaïques" !) dans le Paris populaire 1900, décimé par la syphilis.

Humble parmi les humbles, Charles-Louis Philippe, l’enfant pauvre de Cérilly (Allier) venu se frotter au Paris des lettres, qui annonça Francis Carco et Pierre Mac Orlan et que la typhoïde emporta à trente-cinq ans. Il était né le 4 août 1874, fils de sabotier, et fut ramené mort au pays où son buste, par Bourdelle, domine le cimetière.

À peine ma lecture finie, j’avais voulu me rendre sur place mêlant dans mon hommage deux terres qui bordent la forêt de Tronçais et ont marqué la littérature : Epineuil-le-Fleuriel, dans le Cher, autrement dit la région Centre, le Sainte-Agathe d’Alain-Fournier dans Le Grand Meaulnes dont l’école communale est encore hantée par l’écrivain (enterré à Saint-Rémy-la-Calonne, dans la Meuse), et, évidemment, Cérilly, où commence l’Auvergne, qui abrite l’émouvante petite maison-musée dédiée à Charles-Louis Philippe et son tombeau où se déchiffre l’épitaphe, exemplaire de ce qu’on nomme la littérature populiste : Les grosses âmes peuvent parcourir le monde en y trouvant des joies, mais les âmes délicates ont beaucoup à souffrir.

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Charles Louis Philippe au cimetière de Cérilly


C’est depuis, pour moi, une étape obligée par le seul plaisir quand j’approche le centre géographique, autrement dit le coeur, de la France.

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