19 août 2012 : Dévions par l’itinéraire Davioud.

150è anniversaire du théâtre du Châtelet, édifié par Gabriel Davioud.

Il y a cent cinquante ans tout juste,le 19 août 1862, était inauguré le théâtre du Châtelet, en présence de l’impératrice Eugénie. Occasion de mettre nos pas dans ceux de son architecte, Gabriel Davioud (1823-1881), un des hommes qui aura le plus contribué à embellir la capitale sous le Second Empire.

Deux points de départ possibles sur la Rive droite : le square des Batignolles (il y travailla avec le fameux ingénieur Alphand), au nord-ouest, ou, au nord-est, le charmant petit temple de la Sibylle qu’il édifia dans le jardin des Buttes-Chaumont, au sommet de l’île du Belvédère.
Le premier parcours mène vers les grilles du parc Monceau, ensuite aux jardins des Champs-Elysées (qui portent également sa trace) puis aux deux fontaines de la place André-Malraux avant d’arriver au Châtelet.
Le second circuit frôle la mairie du XIXè arrondissement (place Armand-Carrel) qu’il conçut à la fin de sa carrière puis descend vers la place de la République où la caserne est signée Davioud tout comme les bâtiments de feu les Magasins-Réunis (actuellement enseignes "Habitat" et "Go sport"). Le temps d’admirer les grilles du square du Temple et c’est la traversée du Marais jusqu’au Châtelet.

La suite de la promenade prend la forme d’une verticale nord/sud qui, la Seine deux fois traversée (pont au Change puis pont Saint-Michel), mène d’abord à la célébrissime fontaine Saint-Michel devant laquelle tant de gens se donnent rendez-vous et oublient, du même coup, de l’admirer. Il s’agit ensuite de remonter le boulevard Saint-Michel jusqu’à l’Observatoire pour y consacrer Davioud grand architecte du genre car c’est sur ses plans que fut construite la monumentale fontaine de l’Observatoire dite des Quatre-parties-du-monde. Enfin, on emploiera les forces restantes à rallier le cimetière Montparnasse où notre homme repose sous un monument discret de la 8è division devant laquelle les Parisiens, bien plus que les provinciaux et les étrangers, sont peu excusables de ne pas s’arrêter.