Saint-Gratien, église Saint-Gratien.

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Deux illustres personnages honorent cet édifice récent puisque bâti entre 1857 et 1859.

D’abord, dans la chapelle de gauche, le maréchal de France Nicolas de Catinat de La Fauconnerie (1637-1712), seigneur de Saint-Gratien.
Figure importante de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, il remporta la bataille de Staffarde en 1690 contre les Hispano-Savoyards puis 1693 le vit tout à la fois gagner la bataille de la Marsaille (1693) et accéder au maréchalat.
En disgrâce dès le début de la guerre de Succession d’Espagne, il se retira dans son château de Saint-Gratien.

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Il fut inhumé en l’église ancienne, aujourd’hui disparue. Les révolutionnaires profanèrent son tombeau en 1793 et jetèrent son corps, ainsi que celui de sa petite-nièce, Marie de Lamoignon de Montrevault (+ 1779, à 78 ans), à la fosse commune. Leurs ossements furent retrouvés en 1860 lors de la démolition de la vieille église. Le sarcophage de pierre montrant le maréchal allongé est une oeuvre du comte Émilien de Nieuwerkerke, amant de la princesse Mathilde (voir plus bas). Les plaques de marbre noir enrichies de longues épitaphes (où la retraite du maréchal à Saint-Gratien est imputée à ses infirmiez) proviennent, en revanche, du tombeau d’origine.
Dans les jardins de la mairie est placé son buste fort... expressif.

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Ensuite, dans la chapelle de droite, la princesse Mathilde Bonaparte (1820-1904), dite la "princesse Mathilde". Fille de Jérôme Bonaparte, un temps fiancé à son cousin Louis-Napoléon (le futur Napoléon III), elle épousa pour son malheur Anatole Demidoff (leur séparation fut autorisée par le tsar en personne) avant de tenir un des plus fameux salons littéraires de Paris où fréquentaient Flaubert, les Goncourt, Théophile Gautier et dont le jeune Marcel Proust fut un des derniers habitués.

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Le buste (récemment restauré), signé Henri Weigele (et qui est une copie de celui de Carpeaux visible au musée d’Orsay) est placé à l’endroit de sa sépulture. La princesse Mathilde avait posé la première pierre de cette église le 14 avril 1857.

Profiter d’un passage à Saint-Gratien pour se rendre aussi au cimetière où repose Guy Lux.

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